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Suicide : quels indices ? Déprime ou dépression ?

Suicide: les signes d’alerte pour les proches ?

Contrairement à certaines idées reçues, beaucoup de personnes qui veulent se suicider en parlent avant.

Il faut donc prendre au sérieux certains messages. Ils peuvent être directs comme : “Je vais me suicider”, “Je ne tiens plus à vivre”, “Je veux en finir”, “La vie ne vaut pas le coup”, “Je préférerais être mort-e”... Ou indirects comme : “Je ne vous embêterai plus longtemps”, “Vous seriez bien mieux sans moi”, “Je suis inutile”, “Je ne m’en sortirai jamais, mieux vaut tout arrêter”...

Ce qui doit aussi alerter les proches, c’est un brutal changement des habitudes de la personne et l’accumulation ainsi que la persistance de plusieurs des signes suivants :

  • la rupture des liens avec ses amis,
  • une tendance à l’isolement,
  • un état dépressif,
  • de l’anxiété,
  • des difficultés de concentration,
  • pour un jeune, une brusque chute des résultats scolaires,
  • l’abandon d’activités sans raison apparente,
  • un manque d’estime de soi,
  • un désintérêt pour son hygiène personnelle,
  • des perturbations de l’appétit,
  • des accidents à répétition,
  • une lettre d’adieu,
  • la distribution d’objets personnels précieux,
  • le stockage de médicaments,une hyper agitation…

Blues, déprime, dépression, en parler !

Être triste et déprimé-e de temps en temps fait partie de la vie : c’est une réaction normale à une séparation, un deuil, un échec, des difficultés momentanées. Mais lorsque la déprime s’installe et dure, si vous n’avez plus envie de rien, que vous vous isolez, que rien ne vous fait plaisir, que vous broyez du noir, ou même que vous avez envie d’en finir avec la vie, alors il faut réagir.

Réagir, c’est d’abord en parler. Ne pas rester seul-e avec votre déprime, la partager avec quelqu’un en qui vous avez confiance, c’est déjà commencer à aller mieux. Et si la première personne – amis, famille, adulte de confiance – à qui vous vous adressez ne réagit pas, ne vous découragez pas, le deuxième essai sera le bon.

Dans certains cas, surtout si la situation dure plus de 2-3 mois et si elle devient intenable (par exemple avec des idées de suicide), n’hésitez pas à consulter un professionnel (médecin, infirmière scolaire, médiateur, psychologue, etc.) qui pourra vous aider.

Consulter un “psy” ne signifie pas être fou mais simplement reconnaître avoir besoin de l’aide de quelqu’un qui a l’habitude de ces problèmes. Parfois, une personne proche peut vous orienter ou vous donner une adresse. Ou dans d’autres cas, vous pouvez vous-même aider un ami ou une amie en lui proposant de voir quelqu’un.

La consultation d’un psy n’implique pas toujours un suivi sur plusieurs années. Vous pouvez consulter et avoir 2 ou 3 entretiens: c’est parfois suffisant pour vous sentir mieux et redémarrer, alors n’hésitez pas à faire le pas pour retrouver goût à la vie!




Source : © www.ciao.ch - juillet 2009


www.pisourd.ch - 24/04/2014