Logo Pisourd
Monde des sourds

> Histoire


haut de la page

fondContentTop

2 vidéos dans ce chapitre

boutonsAgrandir la zone

Texte taille normale Texte taille + Texte taille ++ Imprimer
 
 
 

Congrès de Milan

Avant le congrès de Milan, les sourds avaient pris conscience de leur différence et étaient fiers de leur langue. Ils avaient un fort sentiment d’appartenance à une culture, à un mode de communication propre aux sourds. La communauté sourde et certains éducateurs avaient réussi à imposer l’utilisation de la langue des signes dans l’éducation des enfants sourds.

Cependant, les personnes qui étaient pour une éducation exclusive de la parole ont toujours lutté pour un retour vers l’oralisme.

L’exclusion de l’enseignement de la parole au sein de certaines écoles a eu pour conséquence de créer une séparation et une tension entre les oralistes et les gestuels. Ce fossé a été provoqué par deux principaux facteurs :
- De nombreux enseignants entendants connaissaient la langue des signes, mais n’avaient pas d’attaches avec la culture sourde.
- L’ humain pensait à cette époque pouvoir venir à bout de tous les problèmes grâce aux progrès techniques.

Le fossé entre les oralistes et les gestuels, a donc amené une lente disparition de la langue des signes dans différentes institutions de France.

Pour éradiquer la langue des signes définitivement, un congrès international a été mis sur pied à Milan. 164 personnes étaient présentes, et seule une seule et unique personne était sourde. Deux jours avant le congrès, puis chaque après-midi, les délégués assistent à des démonstrations, toutes réussies, de l’éducation orale des sourds.

La totalité des personnes, à l’exclusion des américains, votèrent donc pour l’interdiction de la langue des signes dans l’éducation des enfants sourds. Mais de nombreux témoignages montreront ensuite que les démonstrations faites durant l’après midi étaient soigneusement préparées d’avance.

Ce retour brutal à l’oralisme a eu pour conséquence une répression de la langue des signes pendant cent ans, période durant laquelle les personnes pro-oralisme n’ont pu réussir le pari de l’intégration, et encore moins celui de la normalisation.


www.pisourd.ch - 08/08/2020