Logo Pisourd
Violences

> Abus sexuel


haut de la page

fondContentTop

14 vidéos dans ce chapitre

boutonsAgrandir la zone

Texte taille normale Texte taille + Texte taille ++ Imprimer
 
 
 

Tourisme sexuel

Le tourisme sexuel est le fait de voyager dans le but d’avoir des relations sexuelles avec des autochtones, la plupart du temps contre rémunération financière.

10 % des voyageurs choisissent leur destination de voyage selon l’offre “sexuelle”. Le tourisme sexuel est aujourd’hui considéré comme le troisième commerce illégal dans le monde, juste après la drogue et les armes.

Plus un être est fragile financièrement et moralement, plus il est susceptible de tomber dans les mailles des filets du proxénétisme. Souvent, les jeunes gens sont pris au piège : on leur propose d’être guide touristique, ou de travailler dans un restaurant. Lorsqu’ils n’ont pas été dupés, les jeunes prostitués se sont fait enlever ou ont été achetés à leur famille pour quelques dollars.

La prostitution présente un risque non seulement pour “le client”, mais aussi pour les prostitués. Dans certains pays, la prostitution est par ailleurs interdite.

Quelques questions à se poser :

- La prostitution est-elle un métier, une atteinte aux droits de la personne humaine ou une forme d’esclavage ?
- Les personnes prostituées sont-elles libres ou subissent-elles des contraintes extérieures (proxénètes, pauvreté, toxicomanie…) ou d’ordre psychologique (traumatismes, absence de repères…) ?
- Des réseaux se constituent à travers le monde, des mafias kidnappent des jeunes femmes ainsi que des enfants. Et s’il s’agissait de ma soeur, de ma mère, de ma fille, de ma nièce, de mon amie…, verrais-je les choses autrement ?
Beaucoup de touristes sexuels veulent s’assurer de la virginité de leur proie ou craignent le sida. Ainsi, des réseaux se constituent à travers le monde, des mafias kidnappent des enfants pour les prostituer, les séquestrer dans des maisons closes, les utiliser à des fins pornographiques. Des maisons hermétiquement closes puisque ces enfants sont enfermés de jour comme de nuit pour être livrés, dans une chambre gardée, à leurs clients qui défilent parfois au rythme de 10 à 15 par jour.

Une jeune assistante sociale belge est parvenue, avec l’aide d’équipes thaïlandaises, à faire libérer 1’400 enfants des maisons closes de Bangkok. Elle témoigne : “on les viole, on les affame, on les brûle avec des cigarettes, on les blesse à coups de ceinture, voire à coups de couteau, on les torture parce qu’ils ne veulent pas du soi-disant ” nouvel amour ”. Et au bout du chemin, on les laisse crever de ces mauvais traitements et du sida.” (Marie-France Botte et Jean-Paul Mari, Le prix d’un enfant, Robert Laffont, 1993).

Les relations sexuelles avec des enfants constituent un délit ou un crime. Pour contrer ce phénomène, des pays comme la France, la Belgique et le Canada ont adopté des lois d’exception permettant de punir eux-mêmes leurs ressortissants lorsqu’ils ont eu de telles relations dans un pays étranger. La Suisse quant à elle s’est dotée d’une compétence dite universelle afin de punir eux-mêmes quiconque se trouve sur leur territoire ayant commis un tel délit à l’étranger.




Source : Adaptation pour www.pisourd.ch : Les Mains pour le Dire

Sources et références :
Dossier Le tourisme sexuel par le Guide du Routard: www.routard.com/mag_dossiers

Le prix d'un enfant de Marie-France Botte et Jean-Paul Mari, Robert Laffont, 1993

Le travail des enfants dans le monde de Bénédicte Manier, La Découverte; coll. Repères, 2003.

Fond d'écran © Tim - Fotolia.com


www.pisourd.ch - 24/10/2017