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Mon enfant ne veut plus aller à l'école

1. Jusqu’à quel point faut-il contraindre un enfant à aller à l’école alors qu’il manifeste de toute évidence et de mille manières une volonté évidente de s’y soustraire ? L’attitude de l’enfant vous renvoie à l’enfant qui sommeille encore en vous. Qui n’a en effet jamais simulé une quelconque maladie pour éviter une évaluation mal préparée ? Ainsi, si vos parents ont été particulièrement permissifs ou intransigeants face à ce genre de situations, serez-vous peut-être tentés de leur ressembler ou, par réaction, d’adopter justement une attitude contraire. La difficulté pour vous est de prendre de la distance, pour évaluer de la manière la plus rationnelle possible la situation. Il est dès lors inutile de dramatiser et d’entreprendre un cours de morale appliquée avant de vous être penché un instant sur l’état de votre enfant.

2. Certains symptômes permettent d’exclure toute simulation (éruption cutanée importante, vomissements ou vertiges, pâleur extrême, diarrhées, etc.) et doivent plutôt vous inciter à surveiller l’enfant ainsi qu’à le conduire chez le pédiatre.
La fièvre, si elle est supérieure à 38 nécessite de ne pas envoyer l’enfant à l’école. Afin d’éviter toute possibilité de simulation, il peut être utile (en cas de doute sérieux) d’opter pour un thermomètre qui empêche toute supercherie et d’assister discrètement à la prise de température…

3. Si l’enfant ne présente ni symptôme apparent ni fièvre et se plaint de douleurs relativement vagues (maux de tête ou de ventre le plus fréquemment) les réactions dépendent de l’âge de l’enfant et de la fréquence de ce type de comportements.
Très souvent, il s’agit d’une “maladie” qui ne nécessite pas à proprement parler un arrêt médical, mais qui est révélatrice d’autres problèmes. Par exemple, se plaindre du ventre ou de la tête est pour le petit enfant une manière détournée de se plaindre d’autre chose (un manque d’affection temporaire, la naissance d’un petit frère ou encore une difficulté d’intégration à la crèche par exemple). L’enfant exprime de fait sa souffrance avec les moyens qui sont les siens. Il s’agit pour vous d’écouter cette demande décalée et de la décoder en discutant avec votre enfant. Vous pouvez lui accorder cette journée à la maison mais soyez attentifs à ne pas faire de cette exception une règle, à ne pas culpabiliser l’enfant, et à lui faire subtilement comprendre que vous n’êtes totalement dupe de son jeu…

4. Lorsque l’enfant grandit et que les exigences scolaires se durcissent, il est nécessaire d’opter pour une attitude essentiellement cadrante. Il importe dès lors de responsabiliser l’enfant (il exerce finalement son métier d’élève comme vous le vôtre) et de le rendre conscient de l’importance du travail bien fait et du cul-de-sac où risquent de l’amener ses absences. Discutez avec lui, tentez de lui faire parler des raisons sous-jacentes de ses maux (très souvent des difficultés d’intégration, des conflits avec un camarade ou des difficultés scolaires) et permettez lui de trouver des stratégies plus performantes.




Source : Sources : www.familles-ge.ch
Adaptation pour www.pisourd.ch : Les Mains pour le Dire


www.pisourd.ch - 24/10/2017