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KEFAIR - Négoce international

Alexandre CURRIT, 31 ans, NEGOCE INTERNATIONAL

Je suis chargé de relation dans le négoce international au sein d’une banque.

On fait du financement de matière première tels que le coton, le pétrole, les métaux, le riz, le sucre. Nos clients sont des traders; c’est à dire des sociétés qui gagnent leur vie en achetant dans un pays de la marchandise et en la revendant dans un autre. Donc elles ont besoin des banques pour acheter la marchandise.

Le client va nous appeler nous dire : “ben voilà j’ai une cargaison de café à financer; on achète au Vietnam et on revend aux Etats-Unis sur un tel; voilà ça va durer tant de temps et ce sera fait de telle manière.”
Ensuite, on se réunit une fois par jour en commission avec mes collègues et avec le responsable du département pour juger si la transaction n’est pas trop risquée , si elle est faisable et si on peut prêter de l’argent sur cette base là.
Nous, en tant que banque, on sera remboursé de notre prêt au moment où il revend sa marchandise aux Etats-Unis.

Une transaction de café, un bateau de café on peut estimer ça à disons 200’000$.
Une transaction de pétrole c’est complètement autre chose, c’est complètement l’inverse, là on peut estimer ça à 20-30’000’000 de $.
La responsabilité elle est la même que ce soit 100’000$ ou que ce soit 20’000’000, c’est le même métier; on doit suivre avec le même sérieux, et puis la même volonté les 2 transactions autrement on ne ferait pas ce métier là.
Il y a un petit quelque chose bien sûr ça fait des petits frissons le 20’000’000$ en tous cas les premières fois, mais ça sera suivi de la même manière.

Il n’y a pas d’école pour ce métier, il n’y a pas de formation spécialisée dans le négoce international. C’est quand même un métier de risque; donc l’idée étant quand même de sentir la transaction, de sentir le client, de savoir … d’avoir une manière d’appréhender les opérations qui ne peut s’obtenir que par l’expérience, donc on apprend ça sur le tas, simplement.

On considère qu’à Genève pus de 3’500 personnes travaillent dans le monde du négoce, auquel on doit rajouter toutes les professions qui travaillent par le négoce c’est à dire des avocats, des assureurs , des sociétés d’inspection des choses comme ça

Il y a par exemple une librairie, on finance de la pâte à papier; on a une boutique d’habits donc dans le textile, le coton notamment. On va financer tout ce qui est acier, tout ce qui est aluminium, les matériaux non ferreux. Il y a un restaurant, café restaurant on finance également du café, on finance également des marchandises qui se mangent comme le soja, ou le sucre.

C’est un métier risqué, c’est un stress qui est stimulant la plupart du temps, et quand il y a un problème c’est forcément un stress qui est plus inquiétant, mais c’est un métier agréablement stressant je dirai.

Voir la vidéo (grande taille) chez KEFAIR


www.pisourd.ch - 24/10/2017