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Violences sexuelles, l'étape du choc

Impossibilité d’admettre la réalité
Sous l’effet du choc, on croit vivre hors de la réalité, dans un cauchemar. Cette réaction entraîne généralement une sorte d’arrêt psychique, de paralysie. C’est juste un mauvais rêve. On ne fait rien, on ne décide rien. Tout est bloqué.
Ce n’est pas possible, ça n’a pas pu m’arriver…

Perte des repères dans l’espace et dans le temps
Tout est embrouillé. On ne sait plus ce qui s’est passé, où, quand et comment. Ce qui est arrivé juste après, quel jour c’était, quel jour on est. Cette confusion est ressentie comme un symptôme de maladie mentale.
Je deviens folle, je crois que je suis folle, on me prend pour une folle…

Sensation d’être sale, souillée
Le sentiment d’être souillée touche à la fois le corps et l’esprit, il provoque un besoin irrépressible de jeter ses vêtements, de se laver et relaver de cette souillure.

Peurs et terreurs
L’agression sexuelle, parce qu’elle est une violation corporelle et mentale, voire une menace de mort, est source de terreur. La peur exerce une telle emprise qu’elle force souvent la victime à se taire. Cependant, tout reste fortement ancré dans son esprit: les menaces, l’effroi, les violences, les odeurs, les sons et les couleurs. Ils resurgiront plus tard, soudainement, sous forme d’images, de souvenirs tenaces, de cauchemars.

Cette entreprise puissante réduit ou anéantit la capacité d’autonomie, en particulier celle qui permettrait de poursuivre l’agresseur en justice.

Autres manifestations
Différents troubles peuvent survenir momentanément: troubles du sommeil, anxiété, irritabilité, agressivité, agitation, état d’alerte, sursauts, transpiration, accès de panique, irruption soudaine d’images de l’agression, ou encore sentiment d’étrangeté, impression de ne plus rien ressentir à l’égard de l’entourage, manque d’attention aux autres, difficultés de concentration, troubles alimentaires, troubles de la sexualité, etc.
Ces réactions sont normales, c’est la situation que vous avez vécue qui est anormale !

Auto-culpabilisation
Alors que l’agresseur, dans la plupart des cas, n’éprouve aucune culpabilité après l’agression, la victime se juge responsable, donc coupable. Elle s’estime à l’origine de tout et va examiner minutieusement ses faits et gestes sous cet angle.
Si je ne m’étais pas habillée comme cela. Si je n’avais pas fait ceci, dit cela, si, si…

C’est l’agresseur qui est responsable de ses actes.

Honte
La honte est pour la victime. Honte d’avoir été utilisée comme un objet sexuel, honte de ne pas être morte alors même que quelque chose a été tué en elle. Alliée à l’humiliation et la culpabilité, elle isole et enferme la victime, l’incite au repli sur elle-même.

Tumulte des émotions
Abattement et léthargie ou parfois excitation euphorique d’être encore en vie: le tumulte des émotions compose un mélange détonnant. Elles se contredisent, se juxtaposent, se succèdent brusquement, contribuant à augmenter la confusion.

Vous ne vous reconnaissez plus vous-même, vos proches ne vous comprennent plus. Demander de l’aide vous paraît un effort gigantesque. Le premier pas va être de mettre des mots sur ce que vous avez vécu.

Crédit image © NZ-Photos – Fotolia.com




Source : www.viol-secours.ch


www.pisourd.ch - 22/10/2017