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La consommation d'alcool contribue à la violence chez les jeunes (2/2)

Chez les garçons, un acte de violence par mois et par classe est attribuable à l'alcool

L'étude de l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies montre que les violences sont plus fréquentes chez les jeunes qui consomment de l'alcool et plus particulièrement chez ceux qui boivent de manière problématique. Mais elle ne permet pas de dire si la violence a été commise sous l'influence directe de l'alcool. Pour le déterminer, il faudrait par exemple vérifier le taux d'alcool des jeunes impliqués juste après l'acte commis. Des modèles épidémiologiques permettent toutefois de procéder à une estimation de la part de violence attribuable à l'alcool. "Attribuable à l'alcool" signifie que la violence ne se serait pas produite sans l'influence de l'alcool.

Des estimations indiquent que, chez les garçons, un acte de violence physique par mois et par classe est attribuable à l'alcool; chez les filles, c'est environ un tel acte par classe tous les trois mois. En chiffres absolus, les garçons commettent donc nettement plus de violences attribuables à l'alcool que les filles. Proportionnellement, l'alcool joue en revanche un rôle plus important chez les filles que chez les garçons. Tandis que chez les garçons, un tiers environ des violences physiques commises sont attribuables à l'alcool, c'est le cas des deux tiers des violences commises par les filles. L'une des raisons pourrait en être que le seuil d'inhibition devant le passage à l'acte est plus élevé chez les filles et que, de ce fait, la désinhibition provoquée par l'alcool joue un rôle plus important chez elles que chez les garçons, qui tendent généralement plus vite et plus souvent à recourir à la violence.

Aider les adolescents en danger le plus tôt possible

Les résultats de cette étude montrent clairement qu'il existe un lien entre la consommation d'alcool et la violence. Il est par conséquent important de prévenir de manière précoce la consommation problématique d'alcool des jeunes. Aussi, pour qu'ils soient efficaces, les programmes de prévention de la violence doivent être mis en place dès l'école enfantine et primaire. Les adolescents qui ont une consommation d'alcool problématique couplée à d'autres comportements à risque sont en danger. Il est important qu'ils bénéficient d'une aide le plus tôt possible, la prévention à l'école jouant un rôle déterminant à cet égard. Des programmes de prévention des dépendances et de promotion de la santé peuvent apporter un soutien aux jeunes concernés. Il existe des formations et des programmes à l'intention des parents et des familles, qui constituent des aides précieuses dans l'éducation des enfants.

Pour éviter l'apparition de problèmes de dépendance et de violence, il s'agit de renforcer les compétences sociales et l'estime de soi des enfants et, par l'information, d'attirer leur attention sur les risques de l'abus d'alcool. Certaines tâches essentielles en matière de prévention reviennent aussi à l'Etat, aux cantons et aux communes : les limitations d'accès aux boissons alcooliques, la taxation de celles-ci, une application et un contrôle stricts des dispositions de protection de la jeunesse en matière de vente d'alcool ainsi que des restrictions de la publicité sont en effet des mesures importantes et efficaces.




Source : http://www.sfa-ispa.ch/index.php?IDtheme=26&IDarticle=1447


www.pisourd.ch - 24/10/2017