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Les aînés et la circulation routière - étude 2006

La mobilité des aînés est un sujet qui nous touche tous: nous aussi, nous vieillissons. En 2036, les personnes âgées seront 50% plus nombreuses et le nombre d’aînés à posséder le permis de conduire aura doublé. De ce fait, certains types d’accidents augmenteront, d’autres diminueront.

Avec son étude “Les seniors et la sécurité routière”, l’ATE Association transports et environnement entend contribuer concrètement à un débat jusqu’ici peu équilibré et invite à agir: en améliorant aujourd’hui la sécurité des aînés, par exemple en instaurant un climat de respect mutuel ou en améliorant l’infrastructure des transports, nous en profiterons tous demain.

Le public a souvent une image faussée de la réalité: les aînés sont surtout perçus comme de potentiels fauteurs d’accidents de la route. “Fillette fauchée par un retraité”, de tels titres font que le public demande des contrôles plus sévères pour les personnes âgées. Pourtant, les aînés sont plus souvent en danger que dangereux pour les autres – en tant qu’automobilistes, mais encore plus en tant que piétons, comme le démontre l’étude: en 2004, deux piétons tués sur trois étaient âgés de plus de 65 ans. Dans la classe d’âge des 80 à 84 ans, le risque d’être blessé était même huit fois plus élevé que chez les 40-44 ans. Dans 72% des accidents, la faute était entièrement imputable aux autres acteurs du trafic. En raison de leur âge, leur capacité de compenser les erreurs des autres est limitée. Il est donc urgent de faire davantage preuve d’égard envers les piétons âgés!

Angeline Fankhauser, co-présidente de la FARES (Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse) et ancienne Conseillère nationale: “Les statistiques le prouvent: l’urbanité moderne exclut les aînés. Il serait souhaitable, pour des raisons de santé, de conserver la mobilité des personnes âgées et d’éviter leur isolement. Pourtant, cet objectif est en contradiction avec les possibilités existantes de se déplacer en toute sécurité dans l’espace public.”

Il est incontesté qu’avec l’âge, plusieurs facultés importantes baissent: il s’agit surtout de troubles de la vue et de la rapidité des prestations. S’y ajoutent les problèmes de santé. Pourtant, les aînés adoptent des stratégies de compensation adaptées afin de compenser ces faiblesses. L’étude montre que la plupart des aînés connaissent leurs points faibles et diminuent les risques. Ils se déplacent par exemple beaucoup moins de nuit que la moyenne, roulent rarement par temps de pluie ou quand le trafic est dense, choisissent des trajets connus et roulent plus lentement. Tout de même, les risques encourus par les automobilistes de se blesser gravement augmentent avec l’âge. Dès 75 ans, ils rejoignent ceux qu’encourent les jeunes conducteurs.

Un projet du Bureau-Conseil ATE à Genève montre combien et où la mobilité des personnes âgées fragilisées est limitée. Portant des poids sur les jambes et des lunettes déformantes, des enfants et adolescents se sont mis dans la peau des aînés lors d’une rencontre intergénération-nelle et expérimenté leurs difficultés. L’aménagement urbain est un problème: il est rarement adapté aux besoins des personnes âgées. Les bancs sont trop rares, les paliers (marches, escaliers) trop peu distincts, les feux passent trop vite au rouge, restreignant ainsi les déplacements des seniors. Un début de solution réside dans l’augmentation de la durée de traversée et la présence d’îlots de sécurité au milieu des passages piétons.

Bilan: les fautes typiques des aînés vont augmenter à l’avenir. Les accidents de voiture liés à l’inobservation du droit de priorité seront plus fréquents, ceux liés à la consommation d’alcool ou à la vitesse plus rares. Le travail de sécurité routière devra impérativement intégrer l’adaptation du trafic aux possibilités des seniors. La sensibilisation des autres usagers et des aînés (par ex. réflexion précoce quant au choix de mobilité, dépôt volontaire du permis de conduire en temps voulu) peut également augmenter la sécurité routière. Les seniors piétons peu sûrs devraient quant à eux se laisser du temps avant de traverser la route, se manifester par un signe de la main et attendre que les voitures s’arrêtent.




Source : www.seniorweb.ch

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